
Le procédé hydrométallurgique EcoCathode vise à récupérer dans les batteries usagées des matériaux de qualité suffisante pour fabriquer de nouvelles cellules.
Points essentiels
- Le brevet britannique protège le procédé hydrométallurgique EcoCathode d’Altilium.
- Il traite la masse noire de batteries en fin de vie afin de produire des matériaux de qualité batterie.
- Altilium exploite des centres de recherche et de pilotage et prévoit une usine de démonstration plus grande en 2027.
- Le futur site ACT4 vise l’équivalent de 150 000 batteries par an et plus de 20 % des besoins britanniques en matériau actif de cathode d’ici 2030.
D’une batterie usagée à une nouvelle matière première
Une batterie en fin de première vie peut être démontée et transformée en masse noire, un mélange contenant des métaux précieux et du graphite. Ces composants doivent ensuite être séparés et purifiés.
EcoCathode utilise l’hydrométallurgie pour récupérer des matériaux de qualité batterie et créer une boucle dans laquelle les anciennes batteries alimentent la production de nouvelles cellules.
L’intérêt d’une filière locale
Le Royaume-Uni et l’Europe importent une grande partie des matières nécessaires aux cellules lithium-ion. Récupérer nickel, lithium, cobalt et graphite réduit la dépendance aux mines et aux chaînes logistiques lointaines.
Le recyclage local peut aussi limiter les déchets dangereux et les transports. Son bilan réel dépend toutefois de l’énergie consommée et du rendement de récupération.
Du laboratoire à l’échelle industrielle
ACT1 soutient la recherche, tandis que la ligne pilote ACT2 traiterait environ une batterie de véhicule par jour. Une installation de démonstration ACT3 est attendue en 2027.
Le projet ACT4 pourrait traiter l’équivalent de 150 000 batteries par an et fournir plus de 20 % des besoins britanniques en matériau actif de cathode en 2030. Il s’agit d’objectifs dépendant du financement, de la construction et de l’approvisionnement.
Le recyclage complète l’écosystème électrique
Les bornes ne sont qu’une partie de la mobilité électrique. Il faut aussi prévoir le diagnostic, la seconde vie, le transport sûr et le recyclage industriel des batteries vieillissantes.
Une filière fiable préserve des ressources et rend la production future plus résiliente, sans supprimer totalement le besoin de nouvelles matières premières.
